samedi 22 décembre 2007

Fin du blog

Mon retour en France marque la fin de mes aventures au Burkina et donc la fin de ce blog.

Vous pouvez encore laissez des commentaires, merci d'avance!



Remerciements

Merci à Oumar de m'avoir si bien accueillie à Bobo puis à Samandéni, de m'avoir accompagné durant tout mon séjour et d'avoir été un si bon ami.

Merci à Jean-Pierre avec qui j'ai partagé sa villa à Bobo ainsi que de bons moments et conversations agréables et pleines d'espoir et d'ambition pour les orphelins d'aujourd'hui et demain.
Merci à Richard, avec qui j'ai beaucoup travaillé pour écrire le journal aux parrains, toujours dans la bonne humeur, merci aussi à Béatrice et ses 2 nièces Clarisse et Emma de m'avoir invité à un délicieux repas africain.
Merci aux 2 tanties, Mama et Awa, avec qui j'ai passé de très bons moments de partage et rigolades (surtout vers la fin) ce qui m'a aidé à tenir le coup pour vivre en brousse quand ce n'était pas toujours si facile.



Merci à Parisien (Siaka) qui m'a aidé avec les enfants, lui qui connait chacun d'entre eux par coeur après avoir travailler avec eux pendant déjà 3 ans. Merci aussi pour sa musique et sa voix ... magiques.


Merci à Sandrine et Noël son père, (beau-frère d'Oumar) pour m'avoir accueillie à l'aéroport et logé à Ouaga le soir de mon arrivée, et aussi de m'avoir rammené à l'aéroport le jour de mon départ. J'ai même pu faire encore un peu de marchandage avec Sandrine dans des petites boutiques d'artisans juste avant mon avion de retour.

Merci à Stéphanie, à qui j'ai pu confié mes premières difficultés et partager de bons moments avec les enfants. Vive les chaises musicales au son du djembé lors des fêtes d'anniversaire!

Merci à Ousmane, président de l'association, au personnel du campement : Sied, Panga, Albert, Alidou et Sayouba, pour leur accueil et sympathie.

Merci surtout à Véronique, qui par de nombreuses conversations téléphoniques m'a permis de bien préparer mon voyage et m'a aussi soutenue une fois sur place.

Merci enfin aux enfants, pour leurs sourires, leurs rires, leur accueil, leurs danses et chansons, qui ont rendu mon séjour si agréable.

Arrivée en France

Arrivée en France, il ne fait plus 35°C comme au Burkina .... mais -2°C! Dépaysement assuré et refroidissement pas facile à éviter. Heureusement, le beau marché de Noël de Strasbourg, son vin chaud et ses tartes flambées sur baguette sont là pour nous réchauffer!


Dernier jour

Les 3 dernières semaines sont passées en un éclair et le dernier jour est déjà arrivée. Samedi midi j'ai mangé un dernier repas avec tout le monde, on est ensuite descendu à la buvette boire un dernier verre avant de repartir à Bobo. Les larmes ont été évitées grâce aux chants et aux derniers petits films qui ont fait rire tout le monde.

samedi 15 décembre 2007

Le marché de Samandéni

Chaque jeudi matin, les deux tanties, Mama et Awa, se relayent pour aller faire les courses de la semaine au marché du village. Ce jeudi, c'est Awa qui y est allée, aidée par Edith et je les ai accompagnées.

Après avoir marché jusqu'à la grande route gourdonnée qui traverse Samandéni (à 10-15 min de l'orphelinat), Awa s'arrête d'abord au stand de viande de mouton, pas le plus charmant des stands puisque la tête, les pattes et la peau du mouton ,qui apparement venait d'être tué sur place, était encore par terre juste devant...
Prochains arréts : les tomates, courgettes, oignons, aubergines, pâte d'arachide et condiments.
Juste avant de repartir, on s'achète du délicieux jus de bissap glacé pour la route du retour sous le soleil de midi. Mais finalement on n'a même pas eu besoin de beaucoup marcher, puisqu'une voisine, ayant déjà vendu toutes ses tomates, nous a pris au passage dans sa charrette tirée par son âne!

Dernière semaine au Burkina

Déjà la fin...
C'est passé si vite, surtout ces 3 dernières semaines qui étaient bien chargées.

Pendant mes derniers jours à Bobo, il a surtout fallu travailler sur le journal aux parrains pour essayer de le boucler avant mon départ dans le but de l'envoyer avant Noël. Je me suis aussi occupée avec Oumar d'acheter les cadeaux de Noël pour les enfants, car c'est aussi une grande fête ici pour tous et c'est le Père Noël en personne qui vient délivrer leurs cadeaux aux enfants la journée du 25.

Acheter les cadeaux avec Oumar a été une joyeuse après-midi de marchandage au marché central de Bobo. Oumar ne lâchait pas l'affaire et réussissait à bien faire casser les prix! Dans notre panier : poupées, voitures, téléphones portables jouets (pour remplacer ceux qui se sont fabriqué en papier!), jolis cartables tous neufs, bonbons... juste assez pour faire un petit paquet pour chaque enfant.
Au marché, ils vendent vraiment de tout : légumes, savons, habits, chaussures, casseroles....
Le jour d'avant j'y suis moi même allée pour acheter quelques souvenirs, en particulier des pagnes : magnifiques tissus que les africaines portent en jupes ou se font faire des ensembles complets de robes ou des chemises pour les hommes. On en trouve de toutes les couleurs et tous les motifs.


Retour à Samandéni bien chargés sur la moto d'Oumar!

lundi 10 décembre 2007

De retour à l'oasis de bonheur

Après ces 3 jours à travers le pays et les villages, quel bonheur de revenir à l'orphelinat de Samandéni, où les enfants sont heureux, propres, instruits et bien nourris...

Je profite le plus possible de ma dernière semaine avec eux...

Suite et fin du voyage

De retour vers Bobo, on s'est d'abord arrêté pour visiter 2 villages ainsi que la forêt tropicale de la Guinguette.

Koumi : village traditionnel de l'ethnie Bobo, avec les maisons typiques faite en terre rouge. Le village animiste est divisé en trois quartiers : les paysans, les forgerons, les griots.


Koro : village perché en haut d'une colline rocheuse, encore habité (sauf par les paysans pendant les récoltes), d'en-bas on ne peut même pas deviné qu'il y a tout un village entre les rochers. Là aussi les maisons sont tradionnelles des Bobos mais là la terre est grise. Pour avoir de l'eau aux village, il n'y a toujours pas d'autres solutions que de la transporter sur la tête dans de grandes bassines. Et en plus, là aussi la montée n'est pas facile entre les rochers à escalader...


La Guinguette : maginifique forêt tropicale, où même à midi il fait bien frais, et la balade est vraiment agréable.

Suite du voyage

Le village dit troglodyte de Niang Sokoné : Là, c'était le point culminant du voyage. Ce petit village est perché sur les hauteurs au creux d'une falaise, il n'est plus habité depuis longtemps mais la plupart des cases et petits greniers restent presque intactes. L'arrivée au village est d'autant plus impressionnante que la montée est ardue. C'est incoryable de voir comment les habitants ont fait pour survivre dans de telles conditions : la seule eau à disposition était celle que les femmes montaient sur leur tête dans de grandes cruches et escaladaient avec entre les rochers. Heureusement que là-haut, on est bien à l'abri du soleil et la fraîcheur est agréable. C'est aussi impressionnant de voir au loin des babouins et d'entendre leur cri dans la forêt. Les toutes petites cases ouvertes par le haut sont en fait des greniers, où ils conservaient leurs graines à la fins des récoltes (montées elles aussi sur leur tête jusqu'en haut). Il y a même un espace reservé aux animaux : chèvres, montons, zébus...



Le soir, on s'est arrêté au campement à Tengréla, petit village près de Banfora, où le soir il y avait un concert : djembés, tambours, balafons et danses.

Le lendemain à 6h : balade en pirogue sur le lac de Tengréla, pour observer les hippopotames. Même s'ils ne montraient que le haut de leur tête, c'était impressionnant de voir ses immenses animaux et c'était surtout une magnifique balade sur le lac au lever du soleil.


La suite plus haut...

Petit voyage à Banfora

La semaine dernière, j'ai pris quelques jours de libres pour visiter un peu du pays. J'ai loué la 4x4 de Jean-Pierre et je suis partie 3 jours avec Ali comme chauffeur/guide, en direction de Banfora, petite ville à 85kms de Bobo, entourée de beaux sites et curiosités.

Les dômes de Fabédougou :

La cascade de Karfiguéla :

Le marché de Banfora :
Les pics de Sindou :
La suite plus haut...

mardi 4 décembre 2007

Anniversaires

Jeudi dernier, nous avons fêté l'anniversaire de Seydou (13 ans) et Hubert (11 ans). Au programme : gâteaux et jeux! Voici quelques photos...

lundi 3 décembre 2007

Les repas

Le menu de l'orphelinat se compose de 4 plats : le riz, les spaghettis, les haricots et le tô.

Chaque plat est accompagné de sauce, le plus souvent faite avec : tomate, oignon, courgette, aubergine, et de temps en temps additionné de viande de mouton, de chèvre, de boeuf ou de poulet, ou encore de poisson séché. Les haricots sont blancs et deviennent violets à la cuisson et sont toujours cuits avec un peu de riz. Le tô est un plat traditionnel populaire africain fait à base de farine de maïs, ça ressemble à une semoule compacte et c'est souvent accompgné d'une sauce verte aux feuilles de baobab toute gluante qui forme des filaments... les enfants mangent tous ça sans problème, mais moi j'ai encore un peu du mal...

Le soir, on remange le même plat que midi, et même des fois le lendemain matin, s'il en reste les enfants se rassemblent autour de la grande casserole pour finir.

Sinon au petit-déjeuner, c'est de la bouillie faite à base de farine de petit mil et d'autres choses, notament du sucre, les enfants aiment bien et moi aussi, même si c'est toujours agréable de manger une bonne baguette qui se vendent partout dans la ville.

En règle général, on mange bien à l'orphelinat, surtout les enfants qui arrivent à finir des assiettes énormes.

Il y a même des jours où les volontaires ou Oumar ou les éducateurs ramènent des fruits délicieux de la saison, en ce moment c'est surtout les papayes, les pastèques... un vrai régal.

Corvée d'eau

Tous les 3-4 jours, il faut remplir les barriques d'eau qui ont servies pour la lessive et l'autre pour la cuisine. Et là, tout le monde s'y met : les uns pompent l'eau au forage dans les bidons et les autres les transportent en brouette jusqu'au barriques. Biensûr, ce sont les éducateurs qui portent les plus gros poids, mais les enfants se bagarrent pour pouvoir pomper et ramènent les bidons vides au forages. En plus, on a de la chance que le forage se trouve juste à côté de la cour.



Excursion du samedi

Le samedi après-midi, c'est le sport qui est au programme. De temps en temps, les courses ou le foot sont remplacés par une excursion dans les environs.

Le premier samedi, nous sommes tous partis (même la petite Kady) jusqu'à un verger appartenant à la famille d'un homme politique connu du pays. C'était une jolie balade à travers champs de mil, de bissap (fruit donnant un jus délicieux rouge intense) et de coton, en passant entre manguiers, citronniers, arbre à karité, à noix de cajou, que tous les enfants pouvaient reconnaître sans problème.


Ce samedi passé, c'est au village Peul que l'on s'est rendu, mais c'était une plus longue expédition par une toute autre route pendant plus d'une heure juste pour y aller. Il faisaitchaud et le soleil tapait mais ça ne décourageait pas les enfants qui couraient devant et se rattrapaient les uns les autres. Làbas, nous sommes directement allés à la cour du chef de ce village Peul, car partout en Afrique, c'est le passage obligé quand on arrive dans un village. Les Peuls sont une des nombreuses éthnies de l'Afrique de l'Ouest, que l'on reconnaît bien à l'habit traditionnel porté par les femmes ainsi qu'aux bijoux en toute quantité et à la façon de se tresser les cheveux en y ajoutant des rangées de perles et de pièces de monnaie.

A notre arrivée, plusieurs femmes et enfants des cours voisines sont venus nous rencontrer et parler avec nous. Heureusement que Parisien était là pour traduire, les femmes me disaient de revenir lors de Tabaski, la fète musulmane qui a lieu cette année le 19 décembre, puisque c'est à ce moment là qu'elles et leurs enfants se parent de leurs plus beaux bijoux et se font de magnifiques coiffures. C'était vraiment une rencontre inoubliable avec ces gens si accueillants.

Photos